François-Xavier, un citoyen engagé pour le TIG

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François-Xavier a 31 ans, il est Ingénieur Génie Civil dans le démantèlement de centrales nucléaires. Sensible aux questions relatives à la justice, il s’est intéressé à la peine de TIG et a souhaité agir à son échelle pour son développement.

 

Qu’est-ce qui t’a conduit à t’intéresser au TIG ?

Il y a eu deux vecteurs : ma sœur est avocate, et au cours de ses études nous avons souvent abordé le sujet de la justice. Impliquée en tant que bénévole au sein de l’association GENEPI, elle me parlait de ce qu’elle y faisait, de la situation des prisons en France. Et puis plus tard, j’ai rencontré Sylvain Lhuissier qui est fondateur de l’association Chantiers-Passerelles. Il m’a parlé des activités de l’association, et j’ai participé à un premier événement organisé à Lyon, puis à un autre… C’est là que j’ai vraiment découvert ce qu’était le Travail d’Intérêt Général.

 

Qu’est-ce qui t’a intéressé ou interpellé concernant cette peine ?

Lors d’un « Apéro-Justice » de Chantiers-Passerelles consacré aux alternatives à la prison, on a parlé du TIG. On a abordé des exemples d’initiatives prises par des associations, des communes en milieu urbain ou péri-urbain. Mon père a été le maire de Plassac, une petite commune rurale qui comptait alors 500 habitants. Dans ce type de communes, il y a toujours des travaux forestiers ou cantonniers à réaliser, et rarement de moyens financiers pour les concrétiser. En voyant des exemples de postes (peinture, entretien…) je me suis dit qu’il y avait forcément des choses à faire à la campagne. Et puis j’ai aussi connu des personnes autour de moi qui ont « mal tourné ». Je pense qu’il aurait été préférable pour elles et pour la société de les condamner à un TIG plutôt que d’aller en prison.

 

Comment as-tu décidé d’agir à ton niveau ? Quelles réactions cela a suscité ?

J’ai souhaité contacter le maire actuel de Plassac, pour lui demander s’il connaissait le TIG et ce qu’il pensait de l’idée d’en accueillir. J’en ai d’abord parlé à mon père, et à ma sœur, qui m’ont encouragé. J’ai pris des informations auprès de Chantiers-Passerelles et du site du Ministère de la Justice pour pouvoir répondre à d’éventuelles questions. La réaction du Maire a été très positive. Contrairement à ce que je pensais, il ne craignait pas de présenter ce projet en Conseil Municipal ou à ses concitoyens. Il avait surtout des questions liées à la mise en œuvre, à l’habilitation.

Depuis, M. le Maire a entamé des démarches. Il va en parler à ses équipes et au conseil municipal avant de se rapprocher du SPIP. Quant à moi j’ai une autre idée en tête, qui est de mobiliser la Communauté de Communes de la Haute Saintonge, à laquelle appartient Plassac. Je souhaite les contacter pour avoir l’occasion de présenter les TIG à 131 maires d’un coup !